Le concile de Trente (1545-1563) marque un tournant dans l'histoire du catholicisme par les réformes qu'il adopte en matière de dogme et de discipline.
Le concile permet à l'Église de clarifier ses positions sur les plans du dogme et de la discipline :
la foi a deux sources : la Bible et la tradition,
le salut de l'homme dépend de Dieu mais aussi de la collaboration du croyant,
il y a toujours sept sacrements,
la présence réelle et substantielle du Christ est dans le pain et le vin de la communion,
le canon des Écritures, c'est-à-dire la liste des livres de la Bible reconnus comme inspirés par Dieu, est fixé,
les indulgences sont maintenues, mais on ne doit plus en faire commerce,
des règles sont établies en matière de discipline ecclésiastique,
l'inquisition est maintenue,
l'affirmation du purgatoire et la nécessité des prières pour les défunts sont maintenues,
la légitimité du culte des saints est affirmée.
Dans toute l'Europe les ordres religieux propagent la Contre-Réforme, en particulier l'ordre des Jésuites, fondé en 1540, qui ouvre des universités et des collèges. Le catholicisme a ainsi les moyens d'arrêter l'expansion du protestantisme et de le refouler partiellement de l'Empire germanique.